LA CENA MISE EN VEILLE : L’ASSEMBLEE NATIONALE OUVRE UNE NOUVELLE PAGE DE L’ORGANISATION DES ELECTIONS
Un symbole institutionnel s’efface pour mieux se réinventer. Après plus d’une décennie au cœur de l’architecture électorale béninoise, la Commission électorale nationale autonome entre dans une période de transition. À travers une réforme adoptée par les députés ce vendredi 10 juillet 2026, le Bénin amorce une réflexion sur un nouveau modèle de gestion des scrutins, adapté aux réalités politiques et budgétaires des prochaines années.
L’Assemblée nationale a franchi une étape majeure dans la réorganisation du dispositif électoral béninois. Réunis en séance plénière le vendredi 10 juillet 2026, les députés ont adopté la loi n°2026-14 portant suppression des dispositions du Code électoral relatives à l’organisation et au fonctionnement de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Portée par le député Augustin AHOUANVOEBLA, la proposition de loi a été présentée comme une mesure de rationalisation des ressources publiques. Elle a été adoptée à l’unanimité par les élus présents, en présence du Ministre de la Justice et de la Législation, Yvon DETCHENOU.
Cette décision entraîne la suspension de l’actuelle configuration de l’institution, jusque-là structurée autour du Conseil électoral et de la Direction générale des élections. Une phase transitoire s’ouvre désormais, le temps d’engager une réflexion sur la future architecture de l’organe chargé de conduire les processus électoraux. Selon les dispositions adoptées, les modalités de gestion du patrimoine de la Céna ainsi que le règlement de ses engagements seront fixées par décret pris en Conseil des ministres.
Quant aux agents de l’institution, ils seront redéployés au sein de l’administration publique. Cette réforme intervient dans un contexte particulier : le mandat des membres actuels de la Céna arrive à échéance le 14 juillet 2026. Or, avec le nouveau calendrier politique issu des réformes institutionnelles, aucun scrutin politique majeur n’est prévu avant 2031. Les autorités estiment donc nécessaire d’adapter l’organisation électorale à cette nouvelle donne.